L’élevage reste l’activité prédominante du monde rural djiboutien. Environ 90% de l’élevage est nomade et le reste est sédentaire.
L’élevage représente également un élément fort d’intégration économique car il dépasse le stade de la simple consommation.
En 2024, le secteur primaire a enregistré une progression de 8,4%, comparé à la hausse de 3,4% observée en 2023,
ce qui correspond à une appréciation de 5 points de pourcentage. La performance de ce secteur s’explique par une croissance de 12%
du secteur de l’élevage et de 7% du secteur de l’agriculture.
Grâce à sa position stratégique, Djibouti joue un rôle majeur dans le commerce régional des bovins.
Tableau : Exportation de bétails par espèce animale
| Espèce | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|
| Ovins / Caprins | 288 274 | 282 875 | 142 652 | 406 635 | 1 110 485 |
| Bovins | 12 951 | 9 219 | 12 158 | 13 927 | 28 544 |
| Chameaux | 29 795 | 19 640 | 26 559 | 13 620 | 15 011 |
| Total | 331 020 | 311 734 | 181 369 | 434 182 | 1 153 040 |
Source : Direction de l’élevage et des services vétérinaires
En 2023, ce sous-secteur reste le pilier du secteur primaire. Entre 2022 et 2023, le nombre de têtes de bétail exportées est passé
de 181 369 à 434 182, soit une augmentation significative de 139%,
principalement due à la hausse des exportations de petits ruminants.
En 2024, le nombre de têtes de bétail exporté a atteint 1 153 040 contre 434 182 en 2023,
soit une augmentation de plus de 165% d’une année à l’autre.
Le potentiel du secteur de l’élevage est élevé, mais il nécessite des technologies modernes et des investissements étrangers
dans les activités de transformation, y compris des abattoirs réfrigérés modernes pour les exportations.
Ainsi, la mise en place du centre de quarantaine de Damerjog permet au pays de se conformer aux normes de
l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) pour assurer la sécurité sanitaire du bétail et des produits dérivés.
En outre, Djibouti prévoit de renforcer son rôle de pays de transit du bétail vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
Pour obtenir un effet immédiat sur la pauvreté, le gouvernement privilégie les investissements dans le cycle court de l’élevage,
notamment en ce qui concerne les petits ruminants, qui offrent le meilleur potentiel de développement et sont compatibles
avec le mode de vie des populations rurales.
L’agriculture ne génère que 4 % du PIB. Les tendances de la production montrent une croissance régulière
au cours des cinq dernières années.

Source : Direction de l’Agriculture et des Forêts
L’expansion de l’agriculture est visible par l’augmentation de la superficie cultivée : 3 617 hectares en 2024,
contre 2 315 hectares en 2023. Le nombre d’exploitations agricoles a également connu une forte hausse,
passant de 2 969 à 3 987 entre 2023 et 2024, soit une progression de 34%.
Dans le même temps, la production agricole a augmenté, atteignant 12 132 tonnes en 2024 contre
10 171 tonnes en 2023. Ces développements témoignent des efforts continus pour étendre et intensifier
les pratiques agricoles dans le pays, malgré de fortes contraintes climatiques et environnementales.